retour  la page d'accueil Rubrique techniques

Henri Alekan

Le 'cours Alekan'

Lire un film

Rubrique techniques

En guise d'introduction

Le cinéma était muet de naissance, mais moi je ne le suis pas du tout et ce papier bavard n'est certes pas chargé d'absorber les taches, mais je l'espère, susceptible d'absorber votre attention. Techniques mis intentionnellement au pluriel parce que nous aborderons dans ces colonnes toutes les techniques employées dans nos métiers, celles de l'image comme celles du son souvent le parent pauvre de nos domaines.

Les opinions émises dans ces documents n'engagent et n'engageront que leurs auteurs ! La ligne bleue des Vosges n'est pas la seule à découvrir des Grandes Gueules : nos lignes vous en feront découvrir un petit nombre. Ils ne sont absolument pas méchants mais ils apprécient tous le talent, rejettent la malhonnêteté intellectuelle, celle qui aveugle et empêche de voir et d'entendre les évolutions technologiques et techniques qui sont permanentes et nous font tous progresser.

Il ne faut jamais confondre outil et talent car le meilleur stylo du monde ne peut transformer un scribouillard en écrivain de même que la dernière caméra issue d'un quelconque laboratoire de recherche ne participe pas nécessairement à la création du document du siècle.

Quand je me penche sur un dessin de Léonard de Vinci, je me fous de la marque de ses "crayons" ; j'apprécie, je suis ému, je m'émerveille devant la créativité, l'invention, la rigueur et la qualité de ce que je suis amené à observer. Dans mon fauteuil, face à l'écran, j'aime ou non l'histoire qui m'est proposée, je me pose éventuellement des questions, j'apprécie ou non le travail de chaque acteur au sens large. Je me moque du nombre de pixels, du contraste reproduit, de la fidélité des couleurs affichées pour autant que la qualité soit suffisante pour ne pas me choquer, auquel cas je serais absolument impitoyable compte tenu du prix payé pour assister à ce triste spectacle.

La démocratisation de l'outil est tout à fait bénéfique dans ce sens qu'elle permet à un auteur de mener à bien un projet qui n'aurait jamais pu voir le jour autrement. Si l'argent n'est plus un frein à la création, nous ne pouvons qu'applaudir tout en constatant que tous les documents "à petit budget" ne sont pas des chefs d'œuvre, loin s'en faut.

Le décor est planté. Dans ces pages qui se noirciront petit à petit nous allons aborder le cinéma numérique, celui qui fait éclore des boutons sur la couenne de quelques vieux barbons du 35 mm, des nostalgiques des ciseaux des gants blancs et... de l'alène fraîche. Que les choses soient claires, la pellicule n'est plus le seul moyen de produire de belles images sur grand écran. L'ordinateur, la caméra électronique ont atteint une qualité similaire, voire meilleure dans certains cas. Ce n'est à l'évidence pas la même image parce que la texture de l'image pellicule n'appartient qu'à la pellicule. Inutile de vous gratter les cheveux, nous y reviendrons.

Trêve de Delhaisanterie, passons sans plus tarder à des sujets plus sérieux, à des explications de "tech" afin de joindre l'outil à l'agréable et d'apporter un peu de lumière à l'obscure clarté qui tombe des toiles d'écrans.

Alain Delhaise, mai 2004

 

Premier article : Le cinéma Numérique (DCinéma)

Autres textes :
- Histoire de la Louma par MM. Lavalou et Masseron
- Les studios de cinéma par Didier PIERRE

 

Retour à
la page précédente